Bien sûr que non ! Mais ce que nous pouvons c’est fournir notre petite participation pour aider à sauver le climat, pour gérer précautionneusement nos ressources, pour préserver la nature ! La transition écologique est possible, mais toutes les décisions nécessaires ne sont pas possibles à prendre au niveau communal !
Anduze et le climat
Ne restent que peu de responsables politiques, comme les présidents des Etats-Unis, Donald TRUMP et du Brésil, Jair BOLSONARO, pour remettre en question l’origine du changement climatique ultra rapide de ces dernières années.
La communauté scientifique ne mâche pas ses mots. Ce sont les activités humaines de l’ère industrielle avec la consommation illimitée des combustibles fossiles qui ont déclenché cette spirale désastreuse, la destruction des forêts vierges pour l’accès au bois et pour créer des monocultures agricoles etc, etc.
Il faut donc se poser les questions comment gère-t-on chez nous les combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz) et leurs dérivés et comment préserve-t-on (ou créons) nos forêts ? Il faut éviter le plus possible l’émission du dioxyde de carbone (CO2) et favoriser sa fixation dans les plantes.
Pétrole, gaz, charbon et les alternatives
La plupart des bâtiments communaux est encore chauffée au gaz à l’exception du gymnase (électricité).
Nos tentatives pour installer des panneaux photovoltaïques sur les toits (exemple : gymnase) ont été bloquées par l’Architecte des Bâtiments de France. Dans un périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques, comme le temple, de telles installations sont interdites.
Seuls bâtiments communaux échappant à ce périmètre, les ateliers municipaux, seront bientôt déplacés à Labahou. Dans ce contexte l’installation de panneaux photo-voltaïques est prévue sur le nouvel atelier, suivant l’exemple du bâtiment du Comptoir Cévenol du Bois.

Ces mêmes contraintes concernent les maisons des particuliers dans le même périmètre. Nous sommes à la recherche de solutions. Pour le moment c’est avant tout l’amélioration énergétique des bâtiments soutenue par le programme Politique de la Ville qui prévôt.
La ville utilise des panneaux photovoltaïques actuellement pour quelques lampa-daires et les radars pédagogiques.
Pour remplacer l’utilisation du pétrole par l’électricité la ville a acheté ces dernières années deux camions électriques et un aspirateur électrique pour le nettoyage des rues.

Pour aider à promouvoir les voitures électriques, la ville a fait installer une première borne de rechargement au gymnase.
Nous prévoyons l’achat d’autres véhicules électriques et si besoin la pose d’autres bornes à des endroits différents.
Dans un souci de transition énergétique, pour réduire la pollution lumineuse du ciel, et réduire la consommation en énergie électrique il est prévu de rénover l’éclairage public en deux étapes, co-financé par le Syndicat Mixte d’Electricité du Gard (SMEG), Alès Agglomération et le Parc National des Cévennes. La première étape consiste en la dépose des lanternes existantes et le remplacement par des lanternes LED en dehors du centre-ville (en cours).
Une alternative pour économiser la consommation en carburant est le covoiturage. Soit entre particuliers habitant et travaillant dans les mêmes villes et pratiquant les trajets régulièrement, soit organisé spontanément via des organismes comme BlaBlaCar, Kelbillet ou Rome2rio.

Un nouveau modèle de covoiturage a été introduit par Alès Agglomération sur des trajets fixes entre St Jean du Gard, Anduze et Alès via Boisset-et-Gaujac, Bagard ou Générargues – St. Jean du Pin. Pour participer il faut se manifester via ce lien.
La ville d’Anduze a installé un parking de covoiturage pour faciliter ce type de déplacement. Actuellement ce parking est utilisé par le modèle d’Alès Agglomération.
Une fois le parking des « Terrasses du Gardon » libéré par les cars, après la réouverture de la digue, il sera remis en fonction sous vidéoprotection comme parking de covoiturage.
La lutte contre le pétrole comme combustible doit se faire aussi sur le secteur du plastique. Ces produits de la chimie du pétrole ne sont pas assez recyclés.
A partir de 2020 nous remplacerons à 100% les gobelets plastique contre des verres (accompagné de l’achat d’un lave-vaisselle). Partiellement c’est déjà réalisé.
Nous allons demander à nos deux représentants à Alès Agglomération de tout faire pour installer à Anduze les sacs jaunes permettant de collecter tous les plastiques. Ce service étant réservé jusqu’alors à d’autres secteurs d’Alès Agglomération. Les iglous actuels ne permettent que la collecte des bouteilles plastique. Il est vrai que le recyclage des bouteilles, plutôt en polyéthylène téréphthalate (PET), est plus facile.
Collectés de manière propre, les autres plastiques sont recyclables aussi. On évitera ainsi que tous ces plastiques, aujourd’hui séparés dans l’usine de tri-compostage de Salindres, n’aient comme seul destin que la valorisation par incinération.
Anduze et les ressources
Les ressources naturelles exploitées à Anduze sont l’eau et l’argile. A l’époque ont été exploités autour d’Anduze le charbon et des minéraux. Des concessions minières existent encore mais aucune exploitation n’a été réalisée sur le territoire de la ville.

L’exploitation de l’eau
Les sources naturelles d’Anduze, très cal-caires, ont été exploitées jusqu’à la deuxième guerre mondiale, mais remplacées depuis par l’utilisation d’un filtrat de rive du Gardon, caractérisé dans sa composition par des roches plutoniques, non calcaires.
En 2008 la ville a encore produit plus que 500 000m3 d’eau avec des pertes dans le réseau d’environ 60%. La courbe rouge (page 3) trace la production journalière de 2012, dépassant encore largement le seuil fixé par la Préfecture ! En 2019 la production ne dépasse pas les 346 000m3 (courbe verte) Les pertes se sont réduites à 20% ! Depuis 12 ans les travaux sur le réseau ont finalement porté leurs fruits. Les pertes en eau ont été réduites de 150 000m3 par an.
Nous regrettons vivement que la loi NOTRe ait forcé la ville à perdre la compétence de l’eau et l’assainissement. Alès Agglomération devenu compétent a gardé la régie des réseaux mais confié la station d’épuration, la production de l’eau et les trois réservoirs à une société multinationale, VEOLIA.
Vous pouvez être sûrs que nous veillerons de tout près à la qualité de la gestion des installations et des réseaux. Ça ne concerne pas seulement le prix de l’eau et de l’assainissement et la conservation de la tarification sociale, mais aussi la vitesse des réparations, pose de compteurs et le rendement du réseau d’eau. Malgré le changement de la compétence il s’agit des biens communaux !
Le maintien de la tarification sociale et progressive est très important parce qu’elle alourdit la facture des gros consommateurs et stimule donc l’économie d’eau.
Anduze a profité depuis toujours des sources issues des formations calcaires jurassiques. Aujourd’hui seule la « Coquille » du Parc des Cordeliers est alimentée en eau de source. Toutes les autres fontaines de la ville sont alimentées par l’eau de ville.
La fontaine du « Bicentenaire » et la nouvelle fontaine de la Place du 8 Mai 1945 sont alimentées en circuit fermé.
L’eau de ville des autres fontaines se perd dans le réseau pluvial. Nous prévoyons de les mettre en circuit fermé le plus tôt possible. La consommation en eau se réduira ainsi de 7 000m3 par an.

La réparation de la fontaine du Bicentenaire étant un peu plus compliquée sera traitée ultérieurement. Les pertes sont de 50 à 100 m3 par an.
Autre consommation d’eau à réduire : celle de l’arrosage public. En 2013 on en était encore à 29 000m3 par an. En installant l’arrosage en goutte-à-goutte partout où cela est possible et en limitant au strict minimum l’arrosage du gazon au Parc des Cordeliers – le plus grand consommateur – on est arrivé en 2019 à 9 112 m3.
Les conditions de l’utilisation de l’eau du parc pour l’arrosage sont à l’étude.
Anduze et la nature

Le territoire d’Anduze avec ses 1459 ha est largement couvert par l’espace naturel. Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) reflète cette situation. 65,8% sont définis comme zone naturelle (N), 14,2% comme agricole (A) et seulement 20% comme urbaine (U). Si on rajoute les propriétés de la ville d’Anduze sur les communes de Générargues et Boisset-et-Gaujac (entouré en rouge), la partie urbaine baisse à 18,2%.
La plupart des zones N et A est protégée par des Zones Naturelles d’Intérêt Ecolo-gique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) et des Espaces Naturels Sensibles (ENS).
Deux corridors, la trame verte de la Pallière à Peyremale et la trame bleue le long du Gardon créent des continuités écologiques, essentielles pour notre climat local.
La commune a confié la gestion de ses bois, la plupart sis sur ces axes, à l’Office National des Forêts (ONF). Une coopération essentielle qu’on gardera pour le futur. L’ONF nous conseillera aussi pour la plantation d’arbres sur Peyremale en choisissant des espèces aptes à résister au changements climatiques Ces travaux seront réalisés dans le cadre du programme européen NATURA 2000. Le même programme nous a permis de réinstaller le pâturage sur Peyremale en repoussant sur des dizaines d’hectares la broussaille, en construisant une lavogne et en restaurant une ancienne bergerie voutée.
En ville la réintroduction de verdure a été commencée sur les parkings. Depuis 2008 nous avons planté des dizaines de mûrier-platanes qui ont bien pris et donnent ombre et oxygène.
Il est prévu de compléter ces plantations sur tous les parkings de la ville pour casser l’image d’un espace en béton et enrobé.
Comme par le passé les arbres en fin de vie, souvent des platanes, seront remplacés aussitôt.
A deux reprises la ville a commandé un diagnostic de l’état des arbres d’une grande partie de la ville.
Nous prévoyons de renouveler ce diagnostic en 2020 par le bureau CITARE pour avoir toutes les informations concernant la santé de ces arbres, si nécessaires pour le climat et la santé humaine.
Dans les années 2012/2013 nous avons donné au Parc des Cordeliers un nouveau souffle. Depuis il sert à nouveau de poumon vert de la ville, arboretum d’agrément et lieu de recréation.
Le projet Bourgs-Centres nous aidera à compléter la restructuration du parc dans sa partie haute. Là il est prévu d’installer un jardin pédagogique avec des herbes sauvages du midi comme thym, lavande, sauge, asperge et oseille sauvage, bourrache …°), des légumes du pays et des arbustes de sous-bois de garrigue. Ce jardin peut aider les enseignants à montrer aux élèves la pluralité des plantes encore à découvrir chez nous et la nécessité de les protéger en créant des réserves naturelles.

Au milieu du lac des cygnes un hôtel à insectes a été installé par les agents des espaces verts.

Pour soutenir la biodiversité deux autres sont prévus au jardin pédagogique et dans le parc des Jardins de la Filature. Après un aménagement ce dernier sera bientôt ouvert au public.
Les jardins communaux installés depuis 2009 comptent aujourd’hui 54 parcelles cultivées en bio.

Un agrandissement de l’autre côté de la station d’épuration est à l’étude.
Le Plan communal d’Amélioration des Pratiques Phytosanitaires et Horticoles (PAPPH) nous a permis de travailler sans pesticides. Depuis deux ans Anduze est certifié Terre saine.

Il est facile de parler du développement durable au niveau communal. Mais la réalité est beaucoup plus compliquée. Trop souvent on est freiné par des contraintes qui peuvent avoir pour origine les EPCI, les Architectes des Bâtiments de France, la législation de l’Etat comme par exemple la loi NOTRe.
Le budget est difficile à construire. Le cadre du PLU et des programmes comme Bourgs-Centres où Politique de la Ville nous aident quand même à avancer un pas après l’autre dans la bonne direction.
Nous ne lâcherons pas ! Nous ne lâcherons rien !